Ces lectures qui nous marquent

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Ces lectures qui nous marquent

Message par Origo le Ven 27 Avr - 20:29

Quels livres, quelles lectures vous ont le plus marqué-e dans votre vie de quelque manière que ce soit ?

Récemment je peux citer "Les langages de l'amour" de Gary Chapman qui m'a bien fait réfléchir sur les relations en général, même si je ne suis concernée ni par l'amour-romantique ni par le fait d'avoir des enfants. J'aurais envie de conseiller ce livre à n'importe qui qui est en couple ou parent ceci dit. Ou même n'importe qui n'importe qui, qui s'interroge sur les meilleurs moyens de communiquer son amour aux autres. En tout cas, il m'a beaucoup parlé à moi.
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Re: Ces lectures qui nous marquent

Message par Invité le Ven 27 Avr - 22:32

Le dernier bouquin que j'ai eu entre les mains et qui m'ait interpellé c'était "La Voix de la Terre" de Werber. J'adore cet écrivain, il est complètement perché mais pas que. Une lucidité évidente déborde de ses manuscrits. Son livre je l'ai trouvé dans l'étagère des ouvrages rendus par les élèves, je l'ai raflé au passage mais j'ai pas eu le temps de le finir. Quand je retournerai là-bas je le récupérerai, y a des phrases que j'aimerais bien relire.

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Re: Ces lectures qui nous marquent

Message par Azel le Sam 26 Mai - 19:22

"Cessez d'être gentil, soyez vrai !" de Thomas d'Ansembourg, il paraît que c'est connu ce bouquin mais fichtre, il m'a longtemps manqué.

"Le Closlieu : le Jeu de Peindre et la Formulation" d'Arno Stern : j'avais déjà participé à un atelier de Jeu de Peindre, l'expérience avait été intéressante pour moi mais un peu gâchée par le fait que des enfants me distrayaient - non en fait c'étaient pas les enfants, c'était, je pense, que le fait que c'étaient les enfants de la praticienne et que celle-ci essayait de les éduquer, enfin c'est le souvenir que j'en ai : discussions interminables, négociations... ça m'énervait.
J'ai à peine feuilleté le bouquin et je suis en train de me dire "shit shit shit shit, c'est exactement ce que je voudrais accomplir sur le forum si c'était possible ! un lieu de jeu et pas de jugement, un lieu de "Formulation" comme l'autre le dit et pas d'art ou en tout cas pas uniquement d'art."

La Formulation naît d'une nécessité qui est en chaque être. L'art est le choix d'un individu. Ce qui les distingue est plus qu'un détail. L'oeuvre d'art est subjective, perfectible, objet de spéculation et de jugements ; tandis que la Formulation est une manifestation absolue, d'une indiscutable réalité. Elle est hors de l'appréciation.
La Formulation est aussi sans objet : la Formulation se produit, mais elle ne produit rien. Elle est tout entièrement un accomplissement et non un moyen tendant vers un objet. Sa finalité préexiste à l'acte de son émission, tandis que dans l'art, l'objet se détache de son créateur, comme le fruit tombe de sa tige, et c'est alors (c'est-à-dire lorsqu'il est mûr, ou achevé) qu'il commence à exister - à exister pour les autres. Le créateur en garde en lui, ou sur lui, la cicatrice et le soulagement qui suit un accomplissement.
L'artiste partage avec son public ce qui le préoccupe et il rend sa préoccupation accessible aux autres. La Formulation, en revanche, ne s'adresse à personne. Mais elle n'est pas secrète, voire inavouable, comme les confidences faites à un journal intime. Elle n'est donc même pas une communication avec soi-même.
Elle est une manifestation sans précédent dans l'histoire. Aussi loin que nous cherchons dans le passé de l'humanité, nous rencontrons des signes tracés pour communiquer. Une trace exempte de cette fonction ne nous est pas connue. Elle semble n'avoir été nulle part envisagée.

Je vais vous étonner : "l'Art enfantin" ou le "Dessin d'enfants", n'existe pas ! Cette appellation recouvre une erreur vieille d'un siècle et demi et qui a causé des dégâts incommensurables. Il est grand temps d'en venir à d'autres concepts.
Le dessin sert à montrer : dessiner, c'est désigner. Mais la trace - s'il est vrai qu'on peut en faire un moyen de communication en la dotant d'un message, peut et doit aussi pouvoir avoir une autre fonction, et à cette fonction-là ne s'applique pas le terme de dessin.
Lorsque le petit enfant découvre le jeu avec la trace, il n'a d'autre intention que d'assister à son apparition dans l'espace qui l'accueille généreusement. Il obéit à une impulsion et il jubile de constater que la trace se produit. Des configurations naissent grâce à son geste. Et son geste obéit à une nécessité intérieure.
[...] La trace de l'enfant, celle qui apparaît dans la vie de chacun (vers un an et demi à deux ans) appartient à un système qui s'appelle la Formulation. Mais la Formulation n'est pas propre à cette période de l'existence. Elle accompagne chaque personne durant toute sa vie.
Dès l'instant que cela est connu, il n'est plus possible de parler de dessin enfantin - ou d'art enfantin, car cela accréditerait l'idée d'un âge privilégié pour cette manifestation. Ce qui est une absolue contre-vérité.

L'enfant va venir (dans le Closlieu), va peindre, va essayer de retrouver un peu de spontanéité, de regagner le plaisir de jouer, parmi d'autres - qui, ici, ne sont pas des élèves de son âge, comme à l'école, où tous exécutent le même devoir et à qui on inculque l'ambition et la réussite.
Il aura du mal à surmonter son conditionnement à l'esprit de compétition. Il lui faudra du temps pour oublier toutes les notions qui sont paralysantes pour la spontanéité - celles que l'éducation artistique s'évertue à lui imposer. Elle lui a fait croire qu'il est un artiste qui produit de l'effet et qui est applaudi par le public, et non un enfant qui éprouve un plaisir sincère en mettant en scène le monde de ses préoccupations et de ses rêves.
[...] Il y a trente ans, tout enfant, arrivant dans le Closlieu, se mettait immédiatement à jouer ; il prenait son jeu au sérieux ; et il était capable de croire à la merveilleuse réalité du monde qu'il bâtissait. L'enfant jubilait de l'accord entre ses désirs et ses capacités.
Il y a vingt ans, il fallait des semaines, voire des mois, pour éliminer les images apprises, qui avaient pris la place des vraies images de l'enfant. Le jeu de peindre faisait ressurgir ce qui était véritable, réanimait ce qui avait été réduit au silence. L'enfant redevenait un enfant.
Il y a dix ans, j'étais alerté par le comportement des enfants, par leur scepticisme, qui remplaçait l'enthousiasme de jadis, et par leur indifférence, leur épuisement, leur instabilité...
[...] Ils ne jouent pas. Ils répètent les devoirs que l'éducation artistique a imposés : une composition, restituée aux adultes, comme pour leur dire, en grimaçant : "voilà ! vous êtes contents ?" et ils s'ennuient, comme des êtres blasés auxquels la vie ne promet plus rien.
[...] On a cru que l'enfant dessine pour faire savoir ce qu'il ne peut dire avec des mots. On a cru que le dessin de l'enfant était de l'art inaccompli. On a cru que le dessin de l'enfant est le produit de l'imagination et de la fantaisie - une sorte de miracle du jeune âge - et que, ensuite, la merveilleuse source dont il s'écoule tarit avec le développement intellectuel. Tout cela est erroné, parce qu'il émane de l'ignorance et de la confusion.
La réalité est autre. La trace de l'enfant appartient à la Formulation qui fonctionne avec des composantes et selon des lois qui lui sont propres.

Je vais pas retaper tout le bouquin que j'ai pas lu d'ailleurs, mais oui, ça me parle, ça me provoque, toute cette idée de lutter contre un conditionnement qui a attaqué la faculté de s'exprimer.
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